« Questions à vos élus », le dialogue initié par la mairie du 2e, n’a pas soulevé l’engouement des habitants de Perrache Confluence qui étaient une vingtaine, mardi soir, dans la salle municipale du 32bis, cours Bayard.
En préambule, le maire Denis Broliquier a commenté la plaquette de la mairie d’arrondissement en insistant sur l’habitat social à Perrache qui représente déjà plus de 80% de celui de l’arrondissement. Un pourcentage qui va encore progresser avec la phase 2 de Confluence qui comprend 50% de logements sociaux, y compris l’accession sociale à la propriété.
« Nous sommes favorables à une politique de logements mixtes et équilibrés mais nous pensons que cet équilibre n’est pas respecté », a déclaré le maire.
« Depuis dix ans, on met la pression à tous les niveaux pour que les voûtes soient enfin propres, insonorisées et illuminées », s’est élevé le maire en précisant « qu’on ne peut pas attendre la réalisation de travaux prévus dans une dizaine d’années ». Et de rajouter qu’avec l’arrivée de la faculté catholique, « on ne doit pas laisser passer des milliers d’étudiants dans un tel souterrain ».
Une habitante du cours Charlemagne, initiatrice d’une pétition contre la prostitution proche des immeubles, a émis l’hypothèse d’une action d’habitants à l’encontre des prostituées. Le maire l’en a dissuadé.
« Je ne pense pas que ce soit souhaitable quand on connaît la violence des réseaux de prostitution », a-t-il justifié. Par contre il s’est engagé à intervenir sur ce sujet auprès du préfet et du procureur.
Des habitants de la Confluence ont soulevé un manque de propreté dans ce secteur et un stationnement anarchique.
Ils ont déploré l’absence de passage de la police municipale et la complaisance de la police nationale vis-à-vis de certains automobilistes.
Serge Thenon
Source : Le Progrès – Jeudi 24 novembre 2011