Transports en commun :
qualité du service et priorités à revoir. A l'heure du débat d’orientation budgétaire du SYTRAL, Denis BROLIQUIER, Maire du 2e arrondissement et membre du Comité syndical du SYTRAL, fait part de ses inquiétudes.
« Certes, les chiffres alignés semblent placer Lyon en bon élève des transports en commun. Mais le nombre de bus ou de kilomètres parcourus ne doivent pas masquer une la réalité vécue par les usagers : fréquences insuffisantes (notamment pendant les périodes scolaires), régularité incertaine, correspondances aléatoires, heures de pointes saturées, … Les transports en commun se mesurent aussi à la satisfaction des usagers. Et là, il y a du travail.
Aujourd’hui, les gens veulent se déplacer « plus vite » et « plus propre ». Et le métro est la meilleure réponse. A l’heure où l’on célèbre les 30 ans du métro lyonnais à grand renfort de communication, je m’étonne qu’il ne soit pas considéré comme le moyen de transport de l’avenir.
Le débat d’orientation budgétaire qui aura lieu jeudi le démontre bien. La priorité est donnée aux lignes de surface : tramway, bus et lignes fortes.
Dans de nombreuses grandes villes d’Europe, on cherche à enterrer les voies de circulation. A Lyon, au contraire on les multiplie en surface, au détriment du métro.
Je reconnais que le métro est un investissement plus lourd. Mais regardons les chiffres : le métro est le premier mode de transport. Il véhicule chaque jour 700 000 personnes. A lui tout seul, il assure plus de trafic que tous les bus, tramway et autres lignes fortes réunis.
Le métro est aussi un facteur de développement exceptionnel, seul capable de structurer l’essor de notre agglomération.
Il faut penser le maillage de notre agglomération sur 15 ou 20 ans, pas sur la durée d’un mandat. Et à cette échelle, le métro est un investissement réaliste. Or, les orientations annoncées vont à l’encontre de ce dont Lyon a besoin pour se hisser au niveau des grandes agglomérations européennes. »