« Le projet de parking du mandat, c’est Saint-Antoine. Après, on verra pour celui de Saint-Jean », indique Jean-Louis Touraine, premier adjoint PS à la Ville de Lyon. La décision est prise : un parking de 750 places sera construit à l’endroit de la circulation, sur le quai.
Le chantier entraînera donc des travaux sur la chaussée, mais que les automobilistes se rassurent : un système de « phasé », voie par voie, sera mis en place pour ne pas trop gêner les déplacements. Sur la longueur, le parking s’étendra entre la passerelle du Palais de justice et la place d’Albon, pour une profondeur de 4 niveaux minimum. Il serait équipé de deux voies à l’intérieur, comme le parking des Terreaux. L’entrée n’a pas encore été étudiée dans le détail, mais il est bien évident qu’elle se fera d’amont en aval de la Saône, dans le sens de circulation du quai. Le quai, sans interruption, sera par la suite végétalisé.
Le projet du parking subaquatique a été abandonné. « Au-delà de la prouesse technique, il était risqué et nécessitait des moyens importants. Et puis nous comptons aussi sur davantage de péniches en bord de Saône », poursuit le premier adjoint. L’avantage de ce type de parking, bien sûr, aurait été de réduire les nuisances pour les riverains et les passants.
Pour permettre les travaux sur les berges de Saône, il ne faut aucune voiture à la surface. Ainsi, le parking actuel, ouvert en octobre 1971, fermera une fois le nouveau construit. Seulement 750 places contre 812, le compte n’est pas tout à fait bon. « Le parking actuel n’est que rarement complet et l’expérience de parking sur les berges nous a montré que nous n’étions pas obligés de compenser place à place », explique Jean-Louis Touraine. De plus, selon lui, « le trafic en centre-ville diminue grâce aux parcs-relais qui encouragent les automobilistes à prendre les transports en commun ». En ce sens, la mairie respecte son intention de ne pas augmenter les parkings, « aspirateurs à voitures », en centre-ville.
Les commerces et les riverains risquent d’en pâtir pour se garer et ne pourront plus se mettre en double file pendant quelque temps. À l’heure actuelle, sur le marché, les vendeurs n’ont pas l’air d’en prendre conscience et se réjouissent des nouvelles places de stationnement. « Le parking actuel était dangereux en cas de crue de la Saône. Espérons juste que les travaux ne gêneront pas le marché », estime Dominique. « On galère dès le matin pour se garer. Des travaux, il y en a partout à Lyon », continue sa voisine. L’appel d’offres n’aura lieu que dans un an et demi, et les travaux pourraient durer jusqu’à la fin du mandat.
Julie Olagnol – Le Progrès du 12 février 2009