Le temps passe et rien ne se passe. Telle est la perception que les habitants, les commerçants et les habitués ont du quartier Grolée. Force est de reconnaître que l’image de déshérence de ce quartier s’ancre mois après mois.
Pour autant les choses avancent. Un projet ambitieux existe et les investisseurs propriétaires des pieds d’immeubles travaillent sans relâche à sa réalisation. La commercialisation des espaces est en cours mais la crise ralentit le processus. Le « Montaigne lyonnais » sera un peu plus long à voir le jour.
Quoi qu’il en soit, une chose est claire : nous n’avons plus la main. En 2004, le maire de Lyon livrait, pour un prix contestable, tout un quartier de notre centre-ville aux investisseurs, sans aucun garde-fou. Aujourd’hui, les investisseurs sont libres d’exercer leur métier. Rien n’autorise plus notre collectivité à intervenir dans les négociations désormais d’ordre strictement privé. Nous avions malheureusement prédit état de fait dès l’annonce de la vente.
Cependant, élus au service du 2e arrondissement, nous ne nous résignons pas. Notre volonté est de faire valoir les intérêts des habitants par la relation et la discussion ; de faire en sorte que le projet à venir tienne compte des besoins de ce quartier, de ceux qui y vivent et de l’équilibre commercial de l’ensemble de la presqu’ile. Croyez-bien qu’avec Bruno de Carbonnières, adjoint à l’urbanisme, nous nous y employons bien au-delà de nos moyens !
par Denis Broliquier, maire du 2e arrondissement
Edito de Lyon citoyen de février 2009